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De la bas et d'ici
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De la-bas et d'ici.
un documentaire de 54 minutes
Ce travail documentaire met en avant la poésie émanant de la démarche chorégraphique de Kader Attou et ses interrogations autour de l’identité, le déracinement et l’exil....
Le film est construit comme un voyage à la croisée de cultures, dans un terrain entre… Là ou habituellement s’il y a art, il n’est pas vraiment visible.
Cet art prend forme par les corps et par les gestes de danse de ces corps.
Bien sur ce voyage est aussi une quête, celle là même que conduit le chorégraphe pour s’acheminer vers sa création…
Pratiquement, toutes les questions de l’humain ont leur version dansée et la mémoire invisible, toujours prête à s’incarner vient trouver sa place avec puissance dans l’interprétation des danseurs. Il n’y a pas le corps et l’âme mais une dualité entre les deux, matérialisée par la danse.
Voyager pour se voir aux lumières d’ailleurs. Chaque danseur de la compagnie plongé dans l’énergie indienne doit remettre en perspective sa propre histoire. Car ici, le passé n’est pas le passé, il n’est qu’une des formes du présent. La mythologie originelle participe très naturellement à la vie quotidienne. Et cette rupture entre génération et civilisation qui a ouvert la voie au hip hop en occident n’a pas cours ici. De ce fait, la danse indienne se tient au côté de la danse hip hop sans ambiguïté. Elle absorbe cette nouvelle culture comme elle a tout absorbé depuis cinq mille ans…
C’est la reprise du travail, la chorégraphie est presque finalisée, on fait la création lumières et les derniers ajustements avec les musiques. Les esprits sont en tension, tous éprouvés à l’approche de la première.
La nouvelle création prend forme à travers des recherches et des improvisations. Parmi les danseurs, il y a ceux qui apportent avec leur charisme et leur personnalité au travail de Kader et il y a ceux à qui Kader a choisi d’apporter.

Ma chemise était entre feu et vent,
Et mes yeux pensaient
A des dessins sur le sable
Et mon père a dit un jour :
Celui qui n’a pas de patrie,
N’a pas de sépulture…
… Et il m’interdit de voyager !

Mahmoud Darwich

Première diffusion
Kader attire le sourire, il y a en lui l’énergie dramatique du clown qui se mêle à celle du danseur…
Une énergie qui permet immédiatement de parler des choses les plus graves sans en souligner le pathos, de dépasser un espace pour entrer dans un autre, toujours fragile…



Kader Attou
Compagnie Accrorap
Souvenir du tournage en Inde

Thô - Eric - Clarisse

photo Gilles Rondot
inde